Sagnol : "J'en ai ras le bol"
Eurosport - Propos recueillis par Anthony PROCUREUR [29/05/2006}]
Plus d'infos
Ribéry: "Je n'oublierai jamais"
Les Bleus sous le chocEnervé par les sifflets du Stade de France face au Mexique (1-0) et par le traitement des médias, Willy Sagnol pousse un coup de gueule. Le défenseur du Bayern estime que ses pratiques déstabilisent toute l'équipe de France. Mais il retient aussi du positif de ce premier match de préparation.
WILLY SAGNOL, qu"avez-vous pensé de ce France-Mexique ?
W.S. : Au niveau du résultat, on est contents. Au niveau du jeu, il y a eu beaucoup moins de bonnes choses. Il y avait la fatigue, on n'était pas préparés à un match aussi rythmé. Mais il y a aussi beaucoup de satisfactions. Sur le plan défensif, de Fabien Barthez à Djibril Cissé, chacun a fait son travail et moi, en tant que défenseur, c'est vraiment ce qui m'intéresse. Pour aller loin au Mondial, il faudra une très bonne assise défensive. Sans cela, on aura beaucoup de difficultés face à des équipes comme le Brésil, l'Angleterre ou l'Italie qui disposent d'un gros potentiel offensif.
Vous aviez l'aire très énervé à la fin du match. C'était à cause des sifflets envers certains de vos coéquipiers ?
W.S. : Oui, j'en ai ras le bol. Ce n'est pas la première fois que ça se passe. Ça fait plusieurs mois que ça dure. Malheureusement tout le Stade de France n'est pas comme ça. Ce sont des pseudos supporters ou plutôt des pseudos sélectionneurs puisqu'ils n'ont pas l'air d'être d'accord avec les choix du sélectionneur. J'en ai eu marre. Pas forcément parce qu'ils sifflaient des collègues à moi, mais quand on siffle le gardien de but, un milieu ou un attaquant, c'est toute l'équipe de France que le public met en difficulté. Les gens n'arrivent pas trop à le ressentir. Mais nous, on l'a bien ressenti sur le terrain.
Faut-il que les Bleus continuent à jouer au Stade de France ?
W.S. : Si ça ne tenait qu'à moi, je jouerais toujours à Saint-Etienne (Rires). Malheureusement, ce ne sont pas les joueurs qui décident des endroits où joue l'équipe de France. Ça., c'est le problème de la Fédération. Mais je crois qu'elle a bien entendu samedi soir. S'ils (la FFF) étaient restés un peu sourds aux sifflets de ces derniers mois, là, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. A cause d'une centaine de personnes, c'est peut-être tout le public parisien qui pourrait être privé d'équipe de France.
Qu'est ce qui vous dérange au Stade de France ?
W.S. : Quand on va jouer à Saint-Etienne ou à Lens, ce sont des supporteurs de clubs qui viennent, ils savent encourager une équipe. A Paris, c'est différent, on a l'impression qu'ils viennent voir un spectacle qu'un match de foot. C'est dommage parce que le Stade de France est un stade relativement jeune mais qui possède déjà une très belle histoire. C'est dérangeant...
Reparlez-vous encore entre vous de l'incident entre Grégory Coupet et Raymond Domenech ?
W.S. : On a essayé d'en parler pendant un ou deux jours mais maintenant c'est terminé. C'est un peu paradoxal car des incidents de ce type ne sont pas forcément bons pour un groupe quand ils se répètent, mais quand il n'y a qu'un seul, ça peut encore plus souder le groupe vis à vis de l'extérieur.
On a l'impression que vous avez besoin de vous trouver des ennemis...
W.S. : Ce n'est pas nous qui nous trouvons des ennemis. Les ennemis, on les trouve tous les jours en parcourant la presse ou en allant au Stade de France et en entendant les sifflets... On n'est pas parano. Tout le monde était d'accord pour dire que le match de samedi n'était pas important, qu'il servait à se préparer et là aujourd'hui, on sent de l'insatisfaction, de la déception autour du groupe France. Il faudrait savoir de quoi les gens ont envie... Est-ce qu'ils ont envie que l'équipe de France ses matches amicaux et se fasse sortir au premier tour ou qu'elle aille loin dans cette Coupe du monde ?
Précisément, qu'est-ce qui vous a déplu ?
W.S. : Quand je regarde la télévision et que je vois les images de notre stage à Tignes, ça se résume à des images d'avant les entraînements, quand on ne signait pas d'autographes aux supporters ou qu'on ne répondait pas à la presse. Je n'ai pas vu beaucoup d'images de nos entraînements ou de joueurs signant des autographes. Je sais bien que nous avons voulu vivre en vase clos pendant cette semaine, c'était même notre souhait, mais les choses ne se sont pas passées comme la presse les a relatées. La presse doit écrire des choses tous les jours mais ce n'est pas une raison pour dire des choses absurdes. A titre de comparaison, l'Angleterre a été battue par la Biélorussie et je n'ai pas encore ressenti de tremblement de terre en provenance d'Outre-manche.
Faut-il s'attendre à un meilleur match mercredi face au Danemark ?
W.S. : En trois jours ça va être dur. Les organismes ne vont pas gagner en potentiel physique en trois jours. Ce match nous servira juste à trouver le rythme et à poursuivre dans le même état d'esprit. C'était surtout ça qui était important samedi et qui le sera mercredi. Ensuite, le match contre la Chine ne sera pas un vrai test mais nous dira où on en est physiquement.
Eurosport - Propos recueillis par Anthony PROCUREUR [29/05/2006}]
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Ribéry: "Je n'oublierai jamais"
Les Bleus sous le chocEnervé par les sifflets du Stade de France face au Mexique (1-0) et par le traitement des médias, Willy Sagnol pousse un coup de gueule. Le défenseur du Bayern estime que ses pratiques déstabilisent toute l'équipe de France. Mais il retient aussi du positif de ce premier match de préparation.
WILLY SAGNOL, qu"avez-vous pensé de ce France-Mexique ?
W.S. : Au niveau du résultat, on est contents. Au niveau du jeu, il y a eu beaucoup moins de bonnes choses. Il y avait la fatigue, on n'était pas préparés à un match aussi rythmé. Mais il y a aussi beaucoup de satisfactions. Sur le plan défensif, de Fabien Barthez à Djibril Cissé, chacun a fait son travail et moi, en tant que défenseur, c'est vraiment ce qui m'intéresse. Pour aller loin au Mondial, il faudra une très bonne assise défensive. Sans cela, on aura beaucoup de difficultés face à des équipes comme le Brésil, l'Angleterre ou l'Italie qui disposent d'un gros potentiel offensif.
Vous aviez l'aire très énervé à la fin du match. C'était à cause des sifflets envers certains de vos coéquipiers ?
W.S. : Oui, j'en ai ras le bol. Ce n'est pas la première fois que ça se passe. Ça fait plusieurs mois que ça dure. Malheureusement tout le Stade de France n'est pas comme ça. Ce sont des pseudos supporters ou plutôt des pseudos sélectionneurs puisqu'ils n'ont pas l'air d'être d'accord avec les choix du sélectionneur. J'en ai eu marre. Pas forcément parce qu'ils sifflaient des collègues à moi, mais quand on siffle le gardien de but, un milieu ou un attaquant, c'est toute l'équipe de France que le public met en difficulté. Les gens n'arrivent pas trop à le ressentir. Mais nous, on l'a bien ressenti sur le terrain.
Faut-il que les Bleus continuent à jouer au Stade de France ?
W.S. : Si ça ne tenait qu'à moi, je jouerais toujours à Saint-Etienne (Rires). Malheureusement, ce ne sont pas les joueurs qui décident des endroits où joue l'équipe de France. Ça., c'est le problème de la Fédération. Mais je crois qu'elle a bien entendu samedi soir. S'ils (la FFF) étaient restés un peu sourds aux sifflets de ces derniers mois, là, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. A cause d'une centaine de personnes, c'est peut-être tout le public parisien qui pourrait être privé d'équipe de France.
Qu'est ce qui vous dérange au Stade de France ?
W.S. : Quand on va jouer à Saint-Etienne ou à Lens, ce sont des supporteurs de clubs qui viennent, ils savent encourager une équipe. A Paris, c'est différent, on a l'impression qu'ils viennent voir un spectacle qu'un match de foot. C'est dommage parce que le Stade de France est un stade relativement jeune mais qui possède déjà une très belle histoire. C'est dérangeant...
Reparlez-vous encore entre vous de l'incident entre Grégory Coupet et Raymond Domenech ?
W.S. : On a essayé d'en parler pendant un ou deux jours mais maintenant c'est terminé. C'est un peu paradoxal car des incidents de ce type ne sont pas forcément bons pour un groupe quand ils se répètent, mais quand il n'y a qu'un seul, ça peut encore plus souder le groupe vis à vis de l'extérieur.
On a l'impression que vous avez besoin de vous trouver des ennemis...
W.S. : Ce n'est pas nous qui nous trouvons des ennemis. Les ennemis, on les trouve tous les jours en parcourant la presse ou en allant au Stade de France et en entendant les sifflets... On n'est pas parano. Tout le monde était d'accord pour dire que le match de samedi n'était pas important, qu'il servait à se préparer et là aujourd'hui, on sent de l'insatisfaction, de la déception autour du groupe France. Il faudrait savoir de quoi les gens ont envie... Est-ce qu'ils ont envie que l'équipe de France ses matches amicaux et se fasse sortir au premier tour ou qu'elle aille loin dans cette Coupe du monde ?
Précisément, qu'est-ce qui vous a déplu ?
W.S. : Quand je regarde la télévision et que je vois les images de notre stage à Tignes, ça se résume à des images d'avant les entraînements, quand on ne signait pas d'autographes aux supporters ou qu'on ne répondait pas à la presse. Je n'ai pas vu beaucoup d'images de nos entraînements ou de joueurs signant des autographes. Je sais bien que nous avons voulu vivre en vase clos pendant cette semaine, c'était même notre souhait, mais les choses ne se sont pas passées comme la presse les a relatées. La presse doit écrire des choses tous les jours mais ce n'est pas une raison pour dire des choses absurdes. A titre de comparaison, l'Angleterre a été battue par la Biélorussie et je n'ai pas encore ressenti de tremblement de terre en provenance d'Outre-manche.
Faut-il s'attendre à un meilleur match mercredi face au Danemark ?
W.S. : En trois jours ça va être dur. Les organismes ne vont pas gagner en potentiel physique en trois jours. Ce match nous servira juste à trouver le rythme et à poursuivre dans le même état d'esprit. C'était surtout ça qui était important samedi et qui le sera mercredi. Ensuite, le match contre la Chine ne sera pas un vrai test mais nous dira où on en est physiquement.
