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Un avant-goût de Mondial


Eurosport - [30/05/2006] MD et P-DC
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Vieira : "Tourné vers l'avenir"
MULTIPLEX LIVE Avec une équipe proche de celle qui devrait débuter la Coupe du monde, la France affronte le Danemark à Lens, ce soir. Face à une équipe réputée pour sa solidité, c'est un test grandeur nature que passent les Bleus. Pour poursuivre leur montée en puissance et gommer les dernières zones d'ombre.

LES CLES DU MATCH:

- LE PHYSIQUE DES BLEUS : Une semaine après l'ascension du glacier de la Grande-Motte à Tignes et à peine quatre jours après le match face au Mexique, dans quel état seront les Bleus? Logiquement émoussés en fin de match samedi, ils continuent d'encaisser des charges de travail physique assez lourdes sous la houlette de Robert Duverne et ne seront donc pas encore forcément au point. "En trois jours, les organismes ne vont pas gagner en potentiel physique , assure Willy Sagnol. Contre le Danemark, on va simplement essayer de trouver le rythme et de poursuivre dans le même état d'esprit".

Si Raymond Domenech aligne neuf des titulaires de ce match, c'est aussi pour les faire monter en puissance. "Ne nous demandez pas d'être prêts et opérationnels avant la bataille" . L'adversaire, en tout cas, n'a pas été choisi au hasard. Le Danemark est une équipe solide et rugueuse. "Les Danois vont nous offrir une opposition physique. Ils sont réputés pour cela" , explique Patrick Vieira. Ce match est judicieusement bien placé. Il vient assez tôt pour endurcir les Bleus, mais pas trop tard, au cas où des contacts trop rudes entraîneraient de petits bobos.

- QUELLE ATTAQUE EN ALLEMAGNE ? : A l'arrière et au milieu tout semble joué. A l'avant, l'affaire est tout autre. Exit Djibril Cissé et David Trezeguet, place à la paire Henry-Saha. Si le Gunner est incontournable, Raymond Domenech ne cache pas que le secteur offensif est celui qui lui cause le plus de difficultés. "L'attaque, c'est toujours le registre le plus difficile à mettre en place, ça demande de la fraîcheur, des automatismes mais aussi de la réussite. Et ce paramètre-là, on ne peut pas le travailler à l'entraînement...".

Ce match face au Danemark est clairement un test pour voir si Saha est le meilleur complément pour Henry. Cissé, titulaire samedi, s'est fait une autre idée sur l'attaque des Bleus: "Je pense que Titi et David commenceront la Coupe du monde". A moins que la rencontre n'entérine définitivement la possibilité de jouer avec un seul attaquant en pointe. Même si Zidane a dévoilé sa préférence pour un système à deux, le sélectionneur a précisé n'écarter "aucune option". Il y verra plus clair ce soir.

- ZIDANE D'ATTAQUE... OU DE DEFENSE? : Le maître à jouer de l'équipe de France a paru émoussé samedi dernier. Normal. Comme il le dit, il n'a "plus 25 ans". 52 minutes face au Mexique, combien face au Danemark? Probablement une bonne heure de jeu, histoire de monter en puissance. De toute façon du côté des Bleus on ne se soucie pas de la forme du n°10 tricolore. "Je ne m'inquiète pas, avoue Patrick Vieira. Il sera prêt le 13 juin".

En revanche, la question se pose sur le travail défensif du capitaine. Doit-il se concentrer sur la création et les tâches offensives? Ou participer à la récupération? "Il est souhaitable que Zidane défende", reprend Vieira. Pour Raymond Domenech la question ne se pose même pas. Le sélectionneur ne veut pas "sept joueurs qui défendent et trois qui attaquent". Zidane devra donc aussi oeuvrer quand la France n'aura pas le ballon. On pourra le vérifier face au Danemark.

GROS PLAN: Louis Saha

Raymond Domenech a-t-il une idée derrière la tête? En alignant Louis Saha d'entrée, le sélectionneur veut sans doute avoir une idée précise de ce que pourrait donner son association avec Thierry Henry. Cette titularisation du Mancunien - la première depuis novembre 2004 face à la Pologne (0-0) - est la petite surprise de ce match face à Danemark. Mais il ne faut pas oublier que le duo Henry - Saha était le premier aligné par Domenech en qualifications pour la Coupe du monde contre Israël en septembre 2004 (0-0).

Pour "P'tit Louis", cette opportunité est presque inespérée. Présent lors de l'Euro portugais, Saha s'était au fur et à mesure éloigné de l'équipe de France en raison de nombreuses blessures. Mais depuis le début de l'année, il a multiplié les bonnes prestations avec Manchester United, au point de reléguer Ruud van Nistelrooy sur le banc et d'être appelé face à la Slovaquie en mars. En balance avec Nicolas Anelka, il a finalement été choisi parmi les 23. Domenech apprécie le joueur de 26 ans, c'est clair. C'est peut-être la surprise que Domenech réserve pour le 13 juin face à la Suisse.

LA STAT : 0

Comme le nombre de défaites concédées par les Bleus à Lens. En six apparitions au Stade Bollaert, l'équipe de France ne s'est jamais inclinée dans l'enceinte des Sang et Or. A Lens, les Bleus réussissent toujours. Cinq victoires et un match nul sont venus sanctionner leurs six rencontres dans le Nord. La dernière fois que les Bleus s'étaient produits à Bollaert, ils s'étaient imposés face aux Iles Féroé (3-0, septembre 2005). Après les "événements du Stade de France" et les sifflets qui ont accompagné l'équipe nationale face au Mexique, tout le monde est content de venir. Notamment Patrick Vieira. "On en reparlera après la rencontre face au Danemark mais il est vrai que les gens du Nord ont une réputation de bons supporters."

LA DECLA : Raymond Domenech (France)

"Le but de ces matches et notamment celui du Danemark, mercredi, est d'amener tout le monde à un état de préparation équivalent et de réduire les incertitudes. Contre le Mexique, on avait quelque peu occulté le match après une semaine à Tignes. Là, il est pris en compte. Ceux qui sont en position de débuter la Coupe du monde et qui joueront mercredi devront montrer quelque chose. On commence à différencier les rôles et à se mettre en situation petit à petit."

LES EQUIPES:

France: Barthez - Sagnol, Thuram, Gallas, Abidal - Vieira, Makelele, Malouda - Zidane (cap.) - Saha, Henry

Danemark (probable): Christiansen - Priske, Helveg (cap.), Kroeldrup, Kristiansen - Poulsen, Joergensen, Gravesen - Silberbauer, Tomasson, Perez
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# Posté le mercredi 31 mai 2006 15:01

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La Suisse accrochée


AFP - [31/05/2006]
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une Allemagne à réaction
Le calendrier du MondialLa Suisse et l'Italie ont fait match nul (1-1) en match de préparation au Mondial, à Genève. Le Lillois Daniel Gygax a répondu à l'ouverture du score d'Alberto Gilardino. La Turquie s'est imposée face à l'Arabie Saoudite (1-0). Nouvelle défaite pour Trinité-et-Tobago, devant la Slovénie (3-1).

SUISSE - ITALIE: 1-1
Buts: Gygax (31e) pour la Suisse, Gilardino (10e) pour l'Italie

La Suisse et l'Italie se sont séparées sur un score de parité (1-1), mercredi à Genève, au terme d'un match de préparation au Mondial disputé sur un rythme peu élevé dans un stade de la Praille comble et enthousiaste. Accrochée par la Côte d'Ivoire (1-1), samedi à Bâle, pour la première de ses trois rencontres d'entraînement, la sélection helvétique souhaitait monter en puissance face aux Italiens, qui sortait d'un stage à Coverciano, en Toscane, et dont c'était le premier test avant une autre confrontation dès vendredi face à l'Ukraine à Lausanne.

Devant 30 000 spectateurs, dont les trois quarts acquis à la cause de leur "Nati" qui jouit d'un fort engouement à travers la Confédération, le sélectionneur Jakob Kühn n'avait pas aligné sa meilleure équipe possible. Il avait apporté trois modifications sur le onze de départ puis six changements à la mi-temps et après. La sélection helvétique, premier adversaire de la France dans le groupe G du Mondial, le 13 juin, a peiné pour trouver ses marques, notamment en début de rencontre.

Ainsi, onze minutes après le coup d'envoi, la Squadra Azzurra, au sein de laquelle l'attaquant Francesco Totti faisait son retour après s'être fracturé le péroné de la jambe gauche en février, trouvait l'ouverture avec un but d'Alberto Gilardino, marqué à bout portant après un centre adressé par Fabio Grosso qui avait échappé sur l'aile gauche à la vigilance de Philipp Degen (0-1, 11e).

Gygax égalise

Par la suite, les Suisses avaient le monopole du ballon mais, faute de pouvoir opérer des changements de rythme, éprouvaient des difficultés à mettre en défaut, dans les trente derniers mètres, la défense bien organisée de leursadversaires. Dominateurs, ils parvenaient néanmoins à égaliser logiquement peu après la demi-heure de jeu par Daniel Gygax qui trompait Gianluigi Buffon d'un tir dans la lucarne après un service de Ricardo Cabanas (1-1, 32e).

Après la mi-temps, les deux sélectionneurs opéraient de nombreux changements, Hakan Yakin, appelé de dernière minute pour remplacer Johan Vonlanthen forfait pour le Mondial, faisant notamment son entrée côté italien, les entrées de Luca Toni et Daniele Bonera, en attaque, permettaient à Totti de reculer dans l'entrejeu. La Squadra Azzurra dominait légèrement et se créait trois occasions, par Bonera, devant lequel le gardien Fabio Coltorti intervenait à deux reprises (63e), puis par Toni, de la tête (69e).

PARAGUAY - GEORGIE : 1-0
But : Valdez (37e)

ARABIE SAOUDITE - TURQUIE:0-1
But: Necati Ates (61e)

SLOVENIE - TRINITE ET TOBAGO: 3-1
Buts: Novakovic (4e, 16e, 72e) pour la Slovénie, Birchall (26e) pour Trinité-et-Tobago

IRAN - BOSNIE-HERZEGOVINE : 5-2
Buts : Madanchi (26e), Rezaei (45e), Hashemian (45e), Enayati (89e) et Khatibi (90e) pour l'Iran - Misimovic (5e) et Barbarez (17e) pour la Bosnie
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 07:05

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C'est bon pour le moral


Eurosport - Maxime DUPUIS [31/05/2006]
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Le film du match
La Suisse accrochéeL'équipe de France a battu le Danemark (2-0) en match amical, mercredi à Lens. Deux buts signés Henry et Wiltord. Après une première période hésitante et poussive, les Bleus sont montés en puissance et ont terminé la partie bien plus fringants que les Danois. De bon augure pour la suite.

FRANCE - DANEMARK : 2-0
But : Henry (13e) et Wiltord (76e, sp)

Quatre jours après avoir quitté le Stade de France victorieux mais moyennement satisfaits de leur prestation et des sifflets qui avaient rythmé leur soirée, les Bleus ont retrouvé des couleurs bien plus vives mercredi à Lens. Comme contre le Mexique, les Français se sont imposés mais la manière a été plus convaincante. Notamment lors d'une seconde période où les Tricolores ont réussi à jouer plus vite et plus en profondeur grâce à un Thierry Henry qui devrait être l'homme fort de cette équipe durant le Mondial.

Tout n'a cependant pas été parfait. Les Bleus ont parfois manqué de jus, notamment au coeur de la première période. Et, surtout, Zinedine Zidane a semblé une nouvelle fois en-dedans. Sa grosse heure de jeu passée sur la pelouse de Bollaert n'a pas rassuré. Le souffle reste court et les treize jours restants avant le premier rendez-vous mondial contre la Suisse ne seront pas de trop pour remettre le Ballon d'Or 1998 à son niveau.

Première période : Henry et puis c'est tout

Bien plus en jambes que face au Mexique, les hommes de Raymond Domenech démarrent bien le match. Les Tricolores mettent le pied sur le ballon et se créent une première demi-occasion sur un raid de Thierry Henry. Malheureusement pour les Bleus, sa remise dans l'axe est contrée (5e). Ce n'est que partie remise puisque le Gunner va vite faire parler de lui. Sur un long ballon de Willy Sagnol, Louis Saha s'élève et, d'une belle déviation de la tête, offre une passe décisive à Henry. Du plat du pied, il ouvre la marque (1-0, 13e).

Menés au score, les Danois se réveillent. Leur fluidité et leur collectif prennent le dessus sur une équipe de France qui cherche un peu trop à allonger. Pour autant, les mouvements des champions d'Europe 1992 n'inquiètent guère Fabien Barthez et l'arrière-garde bleue. La finition n'est pas au niveau des intentions. Mis à part une frappe en pivot de Jon Dahl Tomasson qui rase la lucarne du portier le plus capé de l'histoire des Bleus, pas grand chose à signaler (22e).

A l'image de la première rencontre face au Mexique, les Bleus paraissent toujours émoussés et ont du mal à construire. Patrick Vieira connait une première période difficile sur son côté droit et Zinedine Zidane n'est pas encore au top. Mais ses coups de pieds arrêtés sont souvent bien négociés. Sur l'un d'entre eux, William Gallas place une tête que Christiansen arrête sans trop de problème (45e).

Seconde période : Les Bleus terminent bien

L'équipe de France revient sur la pelouse de Bollaert avec un onze inchangé. Le même onze qui a peiné en première période a du mal à mettre du rythme à un match qui baisse cruellement en intensité. Heureusement, "Titi" est encore là. A deux reprises, le numéro 12 des Bleus prend la poudre d'escampette sur le côté gauche. La première fois, il tente de servir Saha mais tombe sur un Jorgensen revenu de nulle part (53e). La seconde, Henry part en solitaire et d'un subtil petit pointu tente de tromper Christiansen. Mais son tir file à côté (55e).

Inspirés lors des quarante-cinq minutes initiales du match, les Danois sont moins fringants. Les Bleus terminent mieux avec Ribéry et Wiltord, entrés en jeu en lieu et place de Zidane et de Saha. Le premier nommé donne de la vitesse et de la profondeur au football des Français et se met rapidement en valeur. Sur un débordement côté droit, le Marseillais est accroché par Jacobsen et un obtient un penalty généreux. Qu'importe. Sylvain Wiltord s'élance et double la mise d'une frappe croisée (2-0, 76e). Le break est fait. Henry peut sortir sous les vivats d'un stade Bollaert ravi. Quelques minutes plus tard, Pascal Chimbonda peut entrer et fêter sa première sélection. La soirée est réussie. Même si tout n'a pas été parfait, les Bleus semblent sur la bonne voie.

LA DECLA : Raymond Domenech (sélectionneur de la France)

"C'est surtout l'adversaire que j'attendais, une équipe bien organisée. Le but, c'était de se retrouver en difficulté. Ils nous ont posé des problèmes à tous les niveaux et on y a répondu avec intelligence, avec lucidité. Je voulais voir cette capacité à réagir. Le Danemark, ça ressemble aux équipes bien préparées qu'on risque de rencontrer, ça ressemblait à un bon match de Coupe du monde. J'ai essayé d'amener plus de joueurs à jouer plus longtemps."
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 07:06

INTERVIEW

INTERVIEW
Henry : "De bon augure"


Eurosport - Propos recueillis par Anthony Procureur [01/06/2006]
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C'est bon pour le moral
La Suisse accrochéeAuteur du premier but face au Danemark (2-0), Thierry Henry souligne les progrès des Bleus par rapport au précédent match face au Mexique. Associé à Saha, le Gunner a été l'un des joueurs les plus en vue au Stade Bollaert. Mais il préfère s'attarder sur la rentrée remarquée de Franck Ribéry.

THIERRY HENRY, que retenez-vous de cette victoire face au Danemark (2-0) ?

T.H. : Ça n'était pas évident. Le Danemark joue très bien au ballon. Mais on a su être patient en défense et aussi de temps en temps en attaque. C'était important pour nous de gagner ce match. A part quelques cafouillages ou une tête à la fin que Fabien (Barthez) a su gérer, je pense qu'on n'a pas trop été mis en danger et qu'on a bien défendu. Mais on a aussi proposé des choses sur le plan offensif. Quant tu ne prends pas de but, tu peux éventuellement gagner un match. C'est ce qu'on fait à l'heure actuelle. Et on a su marquer les deux buts au bon moment. Ça nous a permis de pouvoir respirer à la fin.

On attendait une montée en puissance par rapport au match face au Mexique (1-0). Vous avez noté des progrès ?

T.H. : Oui, c'est de bon augure. Ça fait plaisir de jouer comme ça contre une équipe comme le Danemark. C'est une équipe qui n'est pas facile à manoeuvrer et qui nous avait fait beaucoup de mal en 2002. Ils ont essayé de nous faire déjouer mais on a réussi à garder la tête froide. On ne va s'enflammer mais on est content d'avoir fait une bonne prestation devant un très bon public lensois. Comme d'habitude, il a été extraordinaire. Ils nous ont poussés dès le début jusqu'à la fin. C'est ce qui devrait être la normalité.

Physiquement, l'équipe de France va-t-elle mieux ?

T.H. : Oui. Lors du match face au Mexique, que j'avais suivi depuis le banc, je peux vous dire que tout le monde était en dessous était en dessous de la moyenne en raison de la préparation que l'on venait de faire. On avait un peu forcé. L'ascension de la Grande Motte avait laissé des traces. Mais c'était aussi un bon exercice de défendre dans la douleur sur le plan physique. Aujourd'hui, on monte en puissance. Face au Danemark, il y avait un peu plus d'allant vers l'avant, toujours avec ce désir de bien défendre et de protéger le groupe. Physiquement, c'était mieux. On a pas mal combiné devant. C'est à mettre sur le compte de la fraîcheur physique.

Que faut-il encore améliorer avant le Mondial ?

T.H. : Tout ne peut pas être déjà parfait. On est encore en préparation. Mais c'est mieux d'enchaîner les victoires pour le moral. Il y a encore beaucoup de choses à peaufiner. Mieux défendre, mieux attaquer. Même quand tu joues pour le Brésil, on t'attend toujours au tournant donc il faut toujours travailler. Même quand tu fais un bon match, il y a toujours quelque chose qui n'est pas bon. Mais ce qui était important (hier) soir, c'était de bien ressortir le ballon et de développer de bonnes phases de jeu. Ça n'a pas toujours été évident mais il y a eu de bonnes séquences. C'est le genre d'opposition qui nous attend face à la Suisse ou la Corée.

Etes-vous satisfait de votre association avec Louis Saha ?

T.H. : Je pense que oui. P'tit Louis (Saha) aime aller au combat et aller gagner des ballons de la tête. C'est ce qu'il a fait sur le premier but. Il m'a bien dévié le ballon et ça a souri. Mais il a prouvé ces derniers temps dans le championnat anglais qu'il avait la carrure internationale. On a quatre attaquants dans l'axe qui ont cette carrure. A nous de bien savoir la gérer pour trouver la bonne doublette.

A titre personnel, comment vous-êtes vous senti ?

T.H. : Comme je le dis bien souvent : dès fois le but est là, dès fois le but n'est pas là. J'essaie toujours de donner le maximum, d'aller en profondeur, de jouer. J'essaye de mettre les autres dans les meilleures positions. J'ai essayé de délivrer quelques passes pour P'tit Louis ou pour Zizou. Malheureusement elles ne sont pas arrivées. Mais l'envie est toujours là.

Vous vous sentez à l'aise dans ce système à deux attaquants ?

T.H. : Il y a un système qui est en place, tu joues. Voilà. On essaie de s'adapter. J'ai déjà joué avec deux attaquants, j'ai déjà joué avec un seul attaquant... Après, c'est le coach qui fait ses plans. Je n'ai pas de préférence.

Avec ce 32e but en équipe de France, vous vous rapprochez du record de Michel Platini (41). Vous y pensez ?

T.H. : Si je pensais au record de Platini, j'aurais tiré le penalty. Je me serais chargé des coups francs, des corners, etc. Mais ça n'est pas mon truc. Pour moi, le plus important c'est l'équipe. Il faut qu'il y ait le plus d'attaquants possibles qui puissent faire trembler les filets avant d'aller en Allemagne. On ne sait jamais qui peut faire la décision là-bas. Ce serait de bon augure pour le Mondial. Ça voudrait dire que les buts peuvent venir de tous les côtés. C'est pour ça que Sylvain (Wiltord) a tiré le penalty. Comme ça, lui aussi, il a pu se mettre sur de bons rails.

On l'impression que vous avez pris encore plus d'importance dans cette équipe...

T.H. : J'espère que j'étais quand même déjà important avant. Mais si vous voulez dire que je suis plus important maintenant, dîtes-le.

Que pensez-vous de la rentrée de Franck Ribéry ?

T.H. : On va voir ça tout le temps ! La communion qu'il a avec le public, c'est extraordinaire. En plus, il était dans son jardin, dans le Nord. Tant mieux pour lui, ça lui permet de rentrer tout de suite dans le bain. Dès qu'il est rentré, on l'a cherché pour essayer de le mettre le plus à l'aise possible. C'est un joueur qui ne calcule pas. Il va vers l'avant. Il joue simple. Sur une action où tout le monde qu'il ne passerait pas, il s'en sort par sa ténacité, sa technicité mais aussi son envie. C'est un joueur que j'aime beaucoup. Il n'y a pas beaucoup de joueurs dans le monde qui peuvent prendre la balle et accélérer comme ça. Lui, il peut le faire. C'est bien pour l'équipe de France d'avoir des jeunes comme lui qui poussent. On a vu que, sur une petite action, il peut décanter une situation. Il nous a obtenu un penalty. On a voulu qu'il le tire mais il a refusé.
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# Posté le jeudi 01 juin 2006 07:08

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# Posté le vendredi 02 juin 2006 05:45
Modifié le samedi 10 juin 2006 12:17